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Il y a des idées comme ça qui semble tellement suréalistes que parfois la seule réaction que l’on puisse avoir en les découvrant est de se demander : est ce du second degrés, de la naïveté ou plus problématique, de la provocation ?
Et c’est une de ces idées ubuesques que nous avons eu le plaisir de découvrir hier en séance de Comité d’Entreprise.
Les négociations salariales 2012 tendues et sans possibilité de dialogue se soldent par un accord conclu entre la DG et un syndicat (qui ne fait pas partie de l’intersyndicale) et cet accord prévoit (en plus du promotionnel dont on ne connaît pas les contours) le passage du chèque déjeuner à 9 €… oui mais voilà, légalement cela n’est plus possible (pour cause de maxi d’exonération de charges pour le salarié )…
Donc la DG pousse à 8,80 € (et non à 9 €) la valeur du chèque déjeuner.
Dans ce contexte, que faire de la promesse des 0,20 € supplémentaires par chèque déjeuner (donc des 0,11 € à la charge de l’employeur) ?
Cela représente 22 € par an et par salarié en moyenne.
Et bien la DG nous a soumis sa bonne idée hier : un petit café de temps en temps !
Et non vous ne révez pas ! A défaut de maintenir le pouvoir d’achat des salariés, pourquoi ne pas leur payer un café de temps en temps pour compenser ?!
Faut il encore en sourire…
http://www.lefigaro.fr/entreprise/2009/10/15/05011-20091015ARTFIG00643-la-pause-cafe8230-plus-productive-qu-on-ne-croit-.php
http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2009/10/23/La-pause-caf%C3%A9-en-entreprise,-un-rituel-productif
« Depuis le début des NAO (négociations annuelles obligatoires,NDLR), nous avons toujours privilégié le dialogue. Nous avons rencontré les représentants syndicaux au cours de sept réunions, où nous avons écouté leurs revendications, discuté et revu nos propositions. Encore aujourd’hui, nous voulons trouver une solution avec eux. »
Rémi GUIBAL « L’argus de l’assurance » 3 février 2012
Cocasse non ?
Si vous vous voulez un bon exemple de ce que « dialogue » signifie pour la DG, voici un exemple concret : l’accord sur le travail le samedi.
Cela reflète :
- Comment mettre en avant une demande de dérogation de la DG à des accords en cours…
- Une négociation dans laquelle toutes les OS se sont impliquées et surtout fortement positionnées pour le dialogue, la recherche du consensus efficace pour les salariés et pour la structure
- L’élaboration de règles simples et applicables pour la DG, des limites clairement établies et des compensations définies en amont
Le résultat : une signature commune de toutes les OS sur un accord dans lequel tous ont fait un pas vers l’autre dans l’intérêt général.
Hélas, la DG à dévoyé cet accord en multipliant les irrégularités :
- Dépassement des bornes hautes du nombre de samedi maximum (jusqu’à doubler cette limite)
- Embauches conditionnées à l’acceptation du mode dérogatoire
- Application de l’accord dans d’autre service que celui das lequel il doit être appliqué.
- …
Face à cela nous avons demandé des explications et des réponses claires à la DG.
Cette demande eut comme réponse surprenante : l’esprit de l’accord est respecté et celui ci prime sur le contenu de l’accord .
En somme la DG de la mutuelle des motards nous explique que contourner la loi et les règles n’est pas grave à partir du moment où on le fait dans un « bon » esprit.
Un placage haut ne devrait pas être sanctionné tant qu’il est fait pour jouer au rugby…
Quand la DG vous dit qu’elle « privilégie le dialogue » !
Pour la GPEC, les séniors, le plan d’accompagnement au déménagement… même méthode !
Le dialogue qui disait… CQFD !
La lecture de l’interview de M Rémi Guibal Directeur Général Adjoint de la Mutuelle des Motards nous amène à vous adresser la présente lettre. En effet, de nombreuses contre-vérités nécessitent d’être mises en lumière.
1. M Rémi Guibal met l’accent sur le dialogue social en évoquant le nombre de réunions organisées (7). Mais il oublie d’indiquer qu’au cours d’aucunes d’entre-elle, il n’a été recherché de compromis pour s’approcher des revendications portées par l’intersyndicale FO-SUD-CFE, notamment la plus importante : revaloriser l’ensemble des salaires selon le taux moyen d’inflation INSEE 2011.
Au contraire de réunion en réunion, la direction générale de la Mutuelle des Motards s’est éloignée des demandes de l’immense majorité du personnel en maintenant sa proposition générale initiale et en majorant la somme réservée aux augmentations individuelles, le paroxysme étant atteint avec sa proposition suivant la grève du 17 janvier 2012 (doublement du promotionnel), proposition ressentie par de nombreux salariés comme une punition. La Direction a délibérément choisi de s’appuyer sur la demande récurrente du Conseil de Direction et d’un syndicat minoritaire pour tourner définitivement le dos aux salariés et à l’histoire sociale de cette entreprise.
2. Affirmer qu’il « n’y aura pas en tous cas de perte de pouvoir d’achat pour les salariés de la mutuelle des motards » est un mensonge.
Les 2,79 % d’augmentation cités se répartissent ainsi :
• Tous les salariés auront 29,31 € brut d’augmentation mensuelle.
• Les 2/3 des salariés (une majorité des employés mais aucun cadre)bénéficieront d’une augmentation de leur Prime d’Expérience de 1,5 %.
• Quelques salariés obtiendront une promotion.
Contrairement à ce que laisse penser le titre de votre article, de nombreux salariés perdront du pouvoir d’achat.
Tous les cadres non éligibles à une promotion n’auront que 29,31 € brut / mois, (soit 1 % du salaire moyen des classes 5, ce qui est très loin des 2,5% d’inflation INSEE), puisqu’aucun dispositif d’avancement conventionnel n’existe désormais pour l’encadrement (pour rappel : la prime versée en 2010 et 2011 a été supprimée).
Quant aux employés, la Direction de la Mutuelle des Motards veut leur imposer une régression sociale majeure en utilisant leur prime d’expérience (PE) pour compenser l’inflation…alors que depuis 1992 la PE (incluse dans la CCN Assurances sert à gratifier l’efficacité acquise en une année de travail, en augmentant le revenu des employés.
3. Nous ne comprenons pas comment peut on dire que « encore aujourd’hui, nous voulons trouver une solution avec eux » et conclure en annonçant la rédaction d’un projet d’accord qui sera signé avec lesyndicat représentatif «maison» (qui n’a pas de représentation nationale). Comment affirmer qu’on recherche une solution alors qu’aucun contact n’a été pris avec les représentants syndicaux depuis 11 jours ?
C’est ainsi que la Direction de la Mutuelle des Motards voit le dialogue social, elle continue de nous nommer « partenaires » sociaux mais nous considère de plus en plus comme des adversaires.

Comme indiqué lors de la réunion du personnel jeudi 2 février, les responsables de l’intersyndicale FO – SUD – CFE-CGC ont échangé avec de nombreux salariés (militants, sympathisants, grévistes du 17 janvier ou pas).
Le constat est clair:
La grande majorité des salariés estime totalement scandaleux de verser une augmentation au mérite alors que pour la première fois depuis 20 ans, la valeur du point ne sera pas indexée sur l’inflation INSEE. Les salariés ont noté ce changement significatif de politique salariale et le trouve indigne d’une Mutuelle de l’Économie Sociale et Solidaire. 1er acquis social sur le point de disparaître.
Ils ne sont pas convaincus par l’argument « Prime d’Expérience » utilisé par la DG pour affirmer que le pouvoir d’achat est maintenu: en effet d’une part les cadres ne touchent pas de PE (et la prime versée à ce titre en 2010 et 2011 est supprimée), d’autre part les salariés ont bien compris que l’expérience (meilleure compétence, plus grande rapidité et qualité d’exécution…) acquise durant l’année écoulée ne sera pas gratifiée. Dans la dernière proposition faite par la DG, pour la première fois depuis 1992 (création de la CCN Assurances), la PE ne valorisera pas l’expérience et l’ancienneté mais viendra compenser en partie l’inflation: perte du deuxième acquis social.
Depuis la grève du 17 janvier, les salariés sont encore plus nombreux à avoir conscience du mépris de nos dirigeants à l’égard du personnel. Nous étions 130 à réclamer haut et fort que les salariés reviennent au centre des préoccupations, que l’humain soit mieux respecté, que les conditions de travail cessent de se dégrader. Or depuis cette date historique, la Direction Générale n’a cessé d’ignorer cette mobilisation, et de présenter des propositions diamétralement opposées à la revendication principale « inflation pour tous ». Les dirigeants se targuent d’avoir organisé 7 réunions, alors qu’au cours d’aucune d’entre elles, ils n’ont tenté d’obtenir un compromis avec les représentants de l’intersyndicale FO – SUD – CFE-CGC. Ils se contentent de l’accord unique du GAE (pourtant minoritaire) et choisissent de satisfaire les réclamations du CO-DIR (promotionnel) en tournant le dos à la majorité des salariés qui souhaitent avant tout que l’augmentation générale atteigne l’inflation INSEE 2011.
C’est dans ce contexte, que FO, SUD et la CFE-CGC ont proposé un nouveau débrayage le 7 février.
Considérant que la direction n’éprouvait aucun intérêt pour les protestations du personnel, et après échanges avec nombre d’entre vous, cette deuxième grève n’a pas été jugée comme le levier le plus approprié. Les dirigeants appliqueront quoi qu’il advienne les mesures qu’ils ont choisies.
N’oubliant pas que la direction n’a aucun respect pour le droit constitutionnel des salariés de faire grève (principalement par inexpérience), mais également que les cas de largesses avec le droit du travail sont nombreux (cf. le nombre de procès perdus par l’entreprise aux prud’hommes et qui coûtent en 2011, une centaine de milliers d’€ mais également les différents PV de CE), il a été jugé inadéquat de poursuivre la mobilisation sous cette forme. Les risques de représailles contre les grévistes sont jugés trop importants, la discrimination syndicale étant déjà une réalité dans notre entreprise.
La proposition de grève aux conséquences dangereuses pour les participants et aux effets limités face au mutisme de notre DG, est annulée.
Nous continuons de réclamer à la direction, et pour la dernière fois, d’ouvrir les yeux, d’entendre l’expression forte des salariés et de reporter les sommes réservées au promotionnel sur les augmentations générales.
ENSEMBLE NOUS SERONS BIENTÔT ENCORE PLUS FORTS !
Suite à l’appel de l’intersyndicale SUD – FO – CFE-CGC, une soixantaine de salariés a bravé le froid glacial et s’est réunie sur le parking du siège social le 2 février 2012 à 12h10.
Les délégués syndicaux Josian Ribes (FO Mutuelle des Motards), Laurent Savio (SUD Motards) et Alex Delachapelle (CFE-CGC) ont rappelé les raisons de la mobilisation sociale inédite à la Mutuelle des Motards.
A la différence de la réunion du personnel du 12 janvier, il ne s’agissait pas de déterminer si une action devait être entreprise, mais de décider (avec les salariés grévistes notamment) comment poursuivre la mobilisation.
Les Délégués Syndicaux ont précisé qu’il était encore temps d’agir, puisqu’aucun PV de négociation n’est encore rédigé et a fortiori encore signé (ce texte devra être présenté aux élus du CE avant ratification).
Outre la garantie de garder notre pouvoir d’achat, par l’obtention de l’augmentation du point selon l’inflation à 2,12%, outre le fait d’obtenir le respect des règles édictées par la Loi dans toutes les négociations (Gestion des Carrières, Travail le samedi, Senior, ..), il s’agit aussi que les droits et la parole des Salariés, portés par les délégations syndicales, soient reconnus, entendus et respectés par la Direction Générale.
Les DS ont rappelé qu’obtenir une augmentation générale au moins égale à l’inflation, est un acquis social fondamental et ancestral. Défendre cet acquis est une priorité. Ce serait extrêmement difficile de reconquérir un tel avantage. Si nous laissons la direction faire, chaque année nous perdrons quelques % de pouvoir d’achat (rappel des augmentations de prix déjà prévues pour l’année 2012 et qui ne seront pas compensées en 2013)
Les DS évoquent le fait que la discrimination par l’argent pratiquée par le promotionnel sans critères objectifs clairs, connus et acceptés par tous et donc valorisables, n’était pas l’attente forte des salariés.
Même si les OS ne sont pas opposées au promotionnel, il ne peut être débloqué qu’après avoir permis à tous de ne perdre de pouvoir d’achat et sur des bases claires et explicites. Ce qui n’est pas le cas.
En l’état actuel des choses, débloquer du promotionnel revient plus à donner 430 tickets de loterie aux salariés qu’à utiliser un outil managérial efficace.
Plus globalement, les DS soulignent l’incroyable mutisme et déni dans lequel la DG s’est enfermée en ne faisant pas cas de la revendication forte des salariés.
ASSEMBLEE GENERALE
ce jeudi 2 février 2012
à 12h, parking bât. 3
ENSEMBLE,
nous déterminerons LA SUITE
à donner à la
CRISE SOCIALE INEDITE
que nos dirigeants ont décidé d’IGNORER
POUR
LE RESPECT DES SALARIES et
L’INFLATION POUR TOUS
Ensemble nous serons toujours plus forts !
Grève en vue à la Mutuelle des Motards

FO, Sud et la CFE-CGC ont décidé d’organiser, le jeudi 2 février, une assemblée général du personnel de la Mutuelle des Motards au siège social, situé à Montpellier, de cette mutuelle spécialisée dans l’assurance des deux roues. Un appel à poursuivre le mouvement de contestations devrait être soumis aux salariés.
Pour rappel, suite à la grève historique du 17 janvier 2012, les représentants syndicaux de la Mutuelle des Motards ont été reçus par leur direction le 27 janvier pour une nouvelle réunion de négociations salariales. Seulement à l’issue de cette entrevue, aucun accord n’a été trouvée. « Nos propositions ne sont toujours pas entendues», estime Josian Ribes, délégué syndical Force Ouvrière de la mutuelle.
Depuis le début des négociations annuelles obligatoires, la Mutuelle des Motards propose une augmentation de 5 points du coefficient de chaque salarié, soit une hausse de 1,18 %. Or, de leur côté, les syndicats revendiquent des revalorisations salariales indexées sur l’inflation 2011 (soit + 2,1 %, selon l’Insee).
La réunion du 27 janvier n’a pas changé la donne : la direction reste ferme sur le taux d’1,18 %. Dans sa nouvelle proposition, la Mutuelle des Motards s’engage cependant à augmenter le titre déjeuner de 8,50€ à 9€, et surtout à doubler l’enveloppe dédiée aux augmentations individuelles (de 50 000€ à 100 000€). Pour les représentants syndicaux, le compte n’y est toujours pas. « Il est hors de question d’accepter d’importantes promotions, en l’absence d’une compensation de l’inflation pour tous les salariés s’insurge Josian Ribes. Cette prime au mérite, c’est certes de l’argent en plus, mais qui ne profite pas à tous ».
Inflation + 2,1 % : SUBIE PAR TOUS
TVA + 1,6 % : SUBIE PAR TOUS
Baisse de charges : POUR LES PATRONS
Promotionnel + 100 000 € :
POUR QUI ?
CONTRE la discrimination par l’argent
POUR la hausse générale des salaires
Face au choix assumé de notre DG de privilégier une minorité sur des critères inconnus, ne restons pas muets !
ENSEMBLE NOUS SERONS PLUS FORTS !
Vous réclamiez l’inflation pour tous…
La DG vous a entendu 
Pas d’inflation compensée, mais…
Les 50 000 € de prime au mérite doublent pour devenir 100 000 € de promotionnel !
4 € de plus par mois pour tous
(0,5 € par chèque déjeuner)
100 000 €
pour quelques « méritants » !
Salariés,
votre mobilisation historique
a enfin été entendue !
Notre direction nous propose une nouvelle réunion de négociations salariales
le vendredi 27 janvier 2012 à 14h30
Les représentants de l’intersyndicale retourneront discuter sur la base des revendications maintes fois répétées et très majoritairement soutenues par les salariés.
Nous ne manquerons pas de vous informer des suites de cet entretien.
ENSEMBLE NOUS SOMMES DÉJÀ PLUS FORTS !
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